✨ Le nouveau roman de Jean-Marc Ceci, Les étoiles du silence, aux Éditions Le Soir Venu, paraît le 13 mars 2025. ✨

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05 février 2026 – Des Livres Et Des Bougies 

 

On me demande souvent comment se procurer mes livres.

 

Le plus simple est de rentrer dans une librairie, de s’adresser directement aux libraires et de commander auprès d’eux le livre que vous souhaitez.

 

Il arrive qu’un livre ne soit pas disponible en rayon ; l’espace est limité et les libraires doivent opérer des choix parmi les dizaines ou centaines de milliers de livres.

 

Si vous voulez un livre, entrez dans une librairie, commandez-le et, en attendant de le recevoir, farfouillez dans les rayons. Souvent, on tombe sur un livre que l’on n’aurait pas pensé acheter, et qui nous tente.

 

N’oubliez pas : vous avez le droit de ne pas aimer. Vous avez aussi le droit de ne pas lire tous les livres que vous achetez. Ils agissent quand même, comme une bougie éteinte : on sait qu’elle produira de la lumière si on l’allume. Comme un ami qui nous fait du bien : on ne le voit pas souvent, mais on sait qu’il est là, et le simple fait de le savoir change tout.

 

Je possède un grand nombre de livres que je ne lirai sans doute jamais. Cela n’est pas très important. Leur simple présence entretient déjà l’imaginaire, comme un coffre dont on sait que si on l’ouvrait, on trouverait un trésor – même si on ne le porte pas sur soi, on le porte déjà en soi.


12 octobre 2025 - « Exposer et protéger » : notes sur le geste d’écrire et de se taire

La poésie a toujours fait partie de ma vie.


Pourtant elle m’est difficile à partager, plus que mes romans qui me sont déjà difficiles à dévoiler. Une tension existe en moi entre dire et taire, montrer et cacher, exposer et protéger.


Le poème n’arrive jamais quand je le désire. Il s’impose à moi, m’oblige à l’écrire, toutes affaires cessantes. Le monde peut s’écrouler, le feu surgir, le danger s’approcher : quand le poème arrive à ma conscience, rien ne peut l’empêcher de frapper à la porte de mon attention, de tambouriner jusqu’à ce qu’il m’oblige à me saisir de mon crayon et de mon carnet.


Cela ne veut pas dire que le poème s’écrit ou qu’il se dicte à moi. Il est là, imposant sa présence derrière la porte. Mais les mots du poème, c’est à moi de les trouver.

                          

Or précisément, les mots, je ne les ai pas.


Alors je dois faire avec ceux que je connais. Écrire de la poésie, c’est essayer de traduire en mots l’ineffable qui vient à moi. Je ne décide pas d’écrire. Tout ce que je peux faire, c’est trouver les mots afin que les bruits cessent.


Le poème une fois écrit, je peux alors refermer mon carnet.


Des carnets, j’en ai beaucoup. Je les fabrique avec du papier recyclé. Je ne peux pas écrire un seul mot sur un carnet acheté dans le commerce. Du plus loin que je me souvienne, il en a toujours été ainsi. Plus jeune, j’écrivais sur des cartons d’emballage, des enveloppes, le verso d’imprimés... Aujourd’hui, je fabrique mes carnets, je plie les feuilles, je couds les cahiers, je colle une couverture. Souvent, je plie le même nombre de pages. Souvent mes carnets contiennent un même nombre de pages.


Un jour je publierai peut-être mes poèmes. Peut-être pas. Je sens l’urgence de le faire et la patience de trouver ceux dont la voix peut porter. Comment le saurais-je ? eh bien je n’en sais rien. Je me tromperai peut-être sur les choix que j’opérerai.


Parfois, je feuillette un carnet, retombe sur un poème et me dis : celui-là je le recopierais volontiers, pour le montrer. Pourquoi mon regard s’arrête sur ce poème ? peut-être le fait qu’il a survécu au temps qui passe, que sa voix semble plus forte. Pourquoi le montrerais-je ? parce qu’il pourrait parler à quelqu’un d’autre qu’à moi. Même si ce n’est qu’à une seule personne.


Pour les personnes que mes poèmes intéressent, ils sont regroupés ici.


Je ne suis pas le seul à être pris entre exposer et protéger. Qu’acceptons-nous de montrer de nous ? Que voulons-nous montrer ? Que voulons-nous garder secret ?


Que montrons-nous que nous regrettons d’avoir montré ? Que cachons-nous que nous n’osons pas montrer ?


Écrire, c’est peut-être cela : oser montrer son existence. Mais, sous couvert de fiction ou de poésie, c’est la montrer vue de dos.

27 septembre 2025 – Lire en Bastides, festival littéraire à Lalinde

GRATITUDE

Garder de la vie ces moments de sourire et ces moments de rire, ces moments de gentillesse et ces moments de convivialité, les discussions légères et les confidences sérieuses déposées alors qu'une heure plus tôt, nous ne nous connaissions pas ;

Goûter le plaisir de retrouvailles après près de dix ans ;

Construire le futur avec les pierres des jolis mots que vous m'avez dits ;

Imaginer une lumière qui Vous rassemble, Vous, Êtres rayonnants : lecteurs, libraires, auteurs, grands et petits bénévoles, hôtes, amis ;

Repartir le coeur déchiré mais heureux de m'être empli de Vous ;

Remplir ma boîte à trésors de vos cadeaux - galet, épices, dédicaces et vin ;

Colorier mon souvenir de vos sourires, vos accolades, votre gentillesse ;

Passer les prochaines semaines à tenter de perdre toute la richesse goûtée de votre terroir ;

Utiliser le long voyage du retour pour atterrir en douceur ;

Me dire qu'écrire, encore et encore, fait espérer pouvoir revivre cette magie ;

Vous dédier ces mots-ci et les signer par ce mot-là : GRATITUDE.

27 septembre 2025 – Lire en Bastides, festival littéraire à Lalonde

GRATITUDE

Garder de la vie ces moments de sourire et ces moments de rire, ces moments de gentillesse et ces moments de convivialité, les discussions légères et les confidences sérieuses déposées alors qu'une heure plus tôt, nous ne nous connaissions pas ;

Goûter le plaisir de retrouvailles après près de dix ans ;

Construire le futur avec les pierres des jolis mots que vous m'avez dits ;

Imaginer une lumière qui Vous rassemble, Vous, Êtres rayonnants : lecteurs, libraires, auteurs, grands et petits bénévoles, hôtes, amis ;

Repartir le coeur déchiré mais heureux de m'être empli de Vous ;

Remplir ma boîte à trésors de vos cadeaux - galet, épices, dédicaces et vin ;

Colorier mon souvenir de vos sourires, vos accolades, votre gentillesse ;

Passer les prochaines semaines à tenter de perdre toute la richesse goûtée de votre terroir ;

Utiliser le long voyage du retour pour atterrir en douceur ;

Me dire qu'écrire, encore et encore, fait espérer pouvoir revivre cette magie ;

Vous dédier ces mots-ci et les signer par ce mot-là : GRATITUDE.

19 juin 2025 – Écrire pour ceux qui apprennent à lire

Écrire un roman pour la collection La Traversée de l’asbl Lire et Écrire cela signifie que des personnes apprennent le français et lisent leur premier roman en français dans cette collection.

Écrire un tel roman est un honneur, une gageure et une responsabilité.

Aujourd’hui, j’ai rencontré deux groupes d’apprenants de l’asbl Lire et Écrire Brabant wallon. Nous avons passé presque 4 heures ensemble à vivre un moment rempli d’humanité, de sincérité, d’authenticité, de vérité, dans tout ce que ces mots ont de plus noble. Je les remercie pour ce moment.

Je témoigne ici mon expérience pour mettre à l’honneur le formidable travail des personnes, bénévoles ou non, qui œuvrent, auprès de ces asbl, à l’éducation permanente de ces apprenants, et permettant leur insertion ou leur réinsertion. Elles le font avec une vocation et un sourire malgré la situation parfois alarmante de leur financement.

Je remercie les formatrices Murielle Van Bunnen et Françoise Laurent pour leur invitation. Je remercie la Communauté française qui contribue à ce que de telles rencontres entre auteurs et apprenants puissent avoir lieu.

La richesse de la collection La Traversée tient à ce que ses romans sont de véritables romans ; ils peuvent être lus par tous, y compris par les apprenants.

Si vous le souhaitez, je vous invite à découvrir ci-dessous les premières lignes de L’herbe dorée :

 

"L’homme marche dans la forêt depuis plusieurs jours. La forêt se trouve loin de son pays. Il a quitté son pays il y a longtemps.

Mais il ne sait plus depuis combien de temps. Il a arrêté de compter les jours quand les premières pluies sont tombées.

L’homme est fatigué et il est seul. Parfois, il se parle à voix haute. Il se parle à lui-même pour se donner du courage."

18 juin 2025 - Rencontre à l'asbl Lire et Ecrire Brabant wallon

 

Mon deuxième roman, L’herbe dorée, a paru en 2020 aux éditions Weyrich, dans la collection La Traversée. L’asbl Lire et Ecrire Luxembourg en est à l’origine. C’est une collection de romans pour adultes, rédigés dans une langue simple avec une attention particulière pour les adultes débutant en lecture : « Des phrases simples mais pas de simples phrases ». 


Ce 19 juin 2025, l’asbl Lire et Ecrire Brabant wallon m’invite à rencontrer ses groupes d’apprenants en langue française.

Par le passé, j’ai rencontré des groupes à Arlon, ainsi que des détenues à la prison de Lantin. Ce furent à chaque fois des moments comme je les aime : simples et touchants.

Nathalie Husquin est la responsable du projet la Traversée. Le projet a reçu le prix Joseph Hanse, décerné par l'Association Charles Plisnier, en 2020. De nombreux auteurs belges y ont participé : Geneviève Damas, Vincent Engel, Colette Nys-Mazure, Jean Jauniaux, Christine Van Acker, Nathalie Skowronek, Luc Baba, Patrick Delperdange, Xavier Deutsch, Claude Raucy, Catherine Barreau (La Traversée)… 

Pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir mon roman L’herbe dorée, je reprends les mots de Nathalie Vanhauwaert :

« Ce roman est travaillé, parsemé de symboles et de métaphores, un grand art. Ce voyage est magnifique, qu'attendez-vous pour embarquer. »

Je vous laisse aussi en compagnie d’Alicia Morette qui en avait fait une chronique (à regarder à partir de 01’58’’) : Nouveauté sur TV Lux : la chronique des "sorties littéraires" - TV Lux

Disponible ici, l’interview que m’a fait Marc Wilmotte, qui a paru dans Le Carnet et les Instants en juillet 2021 : La Traversée : l’aventure continue - Blog Weyrich | Blog Weyrich.

Mon roman est toujours disponible en librairie. 

14 juin 2025 - Séance de dédicace à la Fnac Luxembourg

 

Quand on se rend en dédicace dans une librairie, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Cet après-midi, à la Fnac Luxembourg, cela a été un accueil chaleureux, souriant et attentionné de la part de toute l’équipe. Une jolie attention, aussi, des pralines luxembourgeoises (Genaveh Chocolatier artisanal luxembourgeois) dont j’ai mangé déjà presque la moitié.

Et puis les rencontres. Anciens collègues ; une inconnue attirée par la couverture ; une Arménienne qui m’a demandé si mon roman existait en anglais (« How do you translate the title ? Does it say 'The stars of the silence ?' » - « Yes ! ») ; une personne m’a demandé où se trouvait le rayon des portefeuilles... Des gens me confient leur vie aussi, encore. Je crois que ce sont ces moments-là que je préfère.


Plus tard, dans la soirée, assis sur un banc, un homme m’a montré ses poèmes qu’il écrit sur son smartphone. Ils étaient très beaux. Je le lui ai dit.